
Chaque année, nous arrivons à la période fatidique de la déclaration d’impôts. Si ce n’est agréable pour personne, c’est bien parce que les formulaires sont un poil compliqués, surtout lorsque ta principale source de revenus n’est pas salariée.
C’est pourquoi on t’a concocté ce guide pour bien déclarer tes revenus de micro-entrepreneur dans le cadre de la déclaration annuelle des impôts. Types de micro-entreprise, versement libératoire ou non, montant de CA à déclarer... On te dit tout, suis le guide !
Sommaire :
Commençons par un rappel essentiel : en tant que micro-entrepreneur, tu es soumis à l'impôt sur le revenu comme tout citoyen français. Mais la façon dont tes revenus sont imposés dépend du régime fiscal que tu as choisi lors de la création de ton activité.
Deux options s'offrent à toi :
Le régime micro-fiscal (régime classique)
C'est le régime appliqué automatiquement si tu n'as rien demandé de particulier. Tes revenus sont imposés selon la nature de ton activité : micro-BIC si tu exerces une activité commerciale, industrielle ou artisanale, micro-BNC si tu exerces une activité libérale.
L'administration applique ensuite un abattement forfaitaire pour tenir compte de tes charges professionnelles (que tu ne peux pas déduire individuellement) :
Concrètement, si tu as généré 30 000 € de CA en tant que prestataire de services libéraux, seuls 19 800 € (30 000 € × 66%) seront soumis à l'impôt sur le revenu. L'abattement de 34% est censé couvrir tes frais professionnels 📊
Le versement libératoire
Cette option, accessible uniquement sur demande auprès de l'URSSAF et soumise à un plafond de revenus, te permet de payer tes impôts en même temps que tes cotisations sociales, chaque mois ou trimestre. Le taux d'imposition est alors fixe :
L'avantage ? Tu lisses ton imposition sur l'année et tu évites la mauvaise surprise de septembre. L'inconvénient ? Si tes revenus globaux sont faibles, tu peux finir par payer plus d'impôts qu'avec le régime classique 🤓
Que tu aies opté pour le versement libératoire ou non, tu dois obligatoirement effectuer une déclaration annuelle de revenus. C'est la même déclaration que tous les Français remplissent chaque printemps, via le site des impôts.
Les dates limites 2026 selon ta zone :
👉🏻 Zone 1 (départements 1 à 19) : 21 mai 2026 à minuit
👉🏻 Zone 2 (départements 20 à 54 + Corse) : 28 mai 2026 à minuit
👉🏻 Zone 3 (départements 55 à 976) : 4 juin 2026 à minuit
Notre conseil : ne laisse pas traîner. Même si la deadline semble loin, mieux vaut déclarer dès que tu as tous tes chiffres sous la main. En cas d'erreur ou de question, tu auras le temps de corriger avant la date limite.
Allez, c’est parti pour l’une des démarches administratives les plus redoutées ! Pas de panique, tu verras que c’est en réalité très rapide, et ça l’est encore plus si tu suis ton chiffre d’affaires de très près en micro-entreprise. Pour déclarer tes revenus d’auto-entrepreneur, ça se passe comme ceci :


Si tu as opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, tu dois cocher la case “micro-entrepreneur ayant opté pour le versement libératoire” (1). Tu peux maintenant sauter au chapitre suivant de ce billet, puisque ta déclaration d’impôts est un peu différente des autres auto-entrepreneurs.
Si tu es en régime micro-fiscal classique, tu devras choisir entre deux types de revenus : les “revenus industriels et commerciaux professionnels” (2) et les “revenus non commerciaux professionnels” (3). Tout dépend de la nature de ton activité freelance. Si tu es prestataire de services, c’est la case BNC.

Si tu as bien coché l’une de ces cases (hors versement libératoire), le formulaire 2042 C PRO s’intégrera automatiquement à ta déclaration. C’est le formulaire qui permet aux indépendants de valider ou déclarer le montant de leurs revenus non salariés.


Ces cases sont donc celles qui te concernent pour déclarer tes revenus d’auto-entrepreneur. Attention, si tu perçois d’autres types de revenus en dehors de ta micro-entreprise, il ne faudra pas oublier de les déclarer.
On en profite pour faire un petit point sur le chiffre d’affaires à déclarer aux impôts. Si tu es assujetti·e à la TVA, c’est bien ton chiffre d’affaires HT que tu dois déclarer. Si tu es exonéré de TVA, alors c’est ton chiffre d’affaires classique (qui est déjà HT).
D’autre part, tu ne dois déclarer que le chiffre d’affaires encaissé. Tout comme pour tes déclarations auprès de l’Urssaf, seuls les encaissements réels sont pris en compte, et non d’éventuelles factures éditées en décembre mais réglées par tes clients en janvier.
Un outil comme Freebe t’aidera à suivre précisément ton chiffre d’affaires encaissé au fil des mois. Il t’évitera de paniquer au moment de ta déclaration d’impôts ou de devoir ressortir toutes tes factures et relevés bancaires de l’année. Sache que tu peux aussi obtenir le détail de tes déclarations de CA de l’année directement auprès de l’Urssaf.
Si tu as opté pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu en micro-entreprise, tu as donc coché la case “micro-entrepreneur ayant opté pour le versement libératoire” au début de ta déclaration. Dans ce cas de figure, tu as déjà réglé tes impôts en même temps que tes cotisations sociales chaque mois ou chaque trimestre.
En revanche, tu devras quand même transmettre une déclaration de revenus à l’administration, mais tu ne paieras rien de plus (sauf si tu as perçu des revenus en dehors de ta micro-entreprise).
Attention, si tu as bénéficié d’exonération de cotisations sociales en raison de la crise du Covid, tu devras indiquer la part de ton CA concernée dans les cases du dessous.

Et voilà, ce sont les quelques étapes à remplir pour déclarer tes revenus d’auto-entrepreneur ! N’oublie pas de déclarer tout autre type de revenus que tu as pu percevoir ou en fonction de ta situation fiscale. Tu pourras ensuite valider ta déclaration et recevoir plus tard ton avis d’imposition. Tu vois, ce n’est pas si compliqué finalement ! 😎
Des cas spéciaux existent et modifient les informations de déclaration (salariat, portage, immobilier, avec un PER etc.), pense à bien vérifier en fonction de ta situation.
Même avec toutes les bonnes pratiques en tête, certaines erreurs reviennent systématiquement. Voici les plus courantes et comment les éviter pour être parfaitement en règle ⤵️
Confondre CA facturé et CA encaissé
C'est l'erreur n°1. Tu ne déclares que ce qui est effectivement entré sur ton compte bancaire, pas ce que tu as facturé. Une facture impayée ne se déclare pas.
Oublier de déclarer si CA = 0Même si tu n'as rien gagné sur une période, tu dois déclarer 0€ à l'URSSAF. L'absence de déclaration est une infraction qui entraîne une pénalité automatique.
Se tromper de case (BIC vs BNC)
Prestataires de services intellectuels et activités libérales → BNC (case 5HQ). Activités commerciales et artisanales → BIC (cases 5KO/5KP). Beaucoup de freelances cochent la mauvaise case par réflexe.
Inclure la TVA dans son CA déclaré
Si tu es assujetti à la TVA, tu ne déclares que le montant HT. La TVA n'est pas un revenu, c'est une taxe que tu collectes pour l'État.
Attendre le dernier moment
Une panne du site des impôts, un chiffre introuvable, une question de dernière minute... Déclare dès que tu as tes chiffres, pas la veille de la deadline.
Oublier ses autres revenus
Si tu as des revenus salariés en parallèle, des revenus fonciers, ou tout autre type de revenu, ils doivent tous figurer dans ta déclaration. Le statut de micro-entrepreneur ne t'exempte pas de déclarer l'ensemble de tes revenus.
Ne pas conserver ses justificatifs
Tu dois garder tous tes justificatifs (factures, relevés bancaires, déclarations URSSAF) pendant 10 ans minimum. En cas de contrôle fiscal, tu devras pouvoir prouver la cohérence entre ton CA déclaré et tes encaissements réels.
Déclarer ses revenus en micro-entreprise, ce n'est pas compliqué une fois qu'on connaît les règles. Le plus important, c'est de bien distinguer CA facturé et CA encaissé, de choisir le bon régime fiscal (BIC ou BNC), et de respecter les dates limites.
Pour ne plus jamais stresser au moment des déclarations, la clé c'est le suivi régulier tout au long de l'année. Freebe te permet de tracker ton CA encaissé en temps réel, de pré-remplir ta déclaration URSSAF automatiquement, et d'archiver toutes tes factures en un seul endroit. Profite de 30 jours d'essai offerts sans CB pour tester l'outil et l'adopter dans ton quotidien d'indépendant 💙
