image [Interview Freelance] Amandine Baudet, photographe indépendante
Publié le : 
1/8/2021

[Interview Freelance] Amandine Baudet, photographe indépendante

Aujourd’hui, Freebe.me te fait découvrir le quotidien d’Amandine, photographe indépendante en Auvergne et partout ailleurs. Entre ses séances de portraits intimistes et ses photographies naturelles de mariages, Amandine nous parle de son parcours de freelance et de son quotidien dans ce métier qui la passionne.

Hello Amandine, peux-tu nous présenter ton métier en quelques mots ?

Je suis photographe artisan et je travaille principalement pour des particuliers. Je photographie des mariages, mais je fais aussi de la photographie privée donc des familles et des portraits.
En parallèle de cette activité, je bosse aussi pour des professionnels. Je prends des photos pour leurs réseaux sociaux et sites internet.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer à ton compte ?

Je me suis lancée en tant que photographe indépendante en mai 2018, donc ce n’est pas si vieux que ça. Avant, j’ai été photographe pour la Marine Nationale pendant 2 ans. Et malheureusement, il y a eu des coupes budgétaires dans l’armée, donc les postes de photographe ont été supprimés.
À cette époque, j’étais étudiante à côté de mon rôle de réserviste dans la marine, et la photographie me manquait vraiment. Je me suis dit que j’avais trop envie de me lancer, donc j’ai arrêté mes études et j’ai tenté le coup. Et je n’ai jamais regretté d’avoir fait ce choix !

Tu as une patte très reconnaissable et vintage, comme en es-tu arrivée à ce style de photo ?

Ça me fait très plaisir que tu me poses cette question, parce que j’ai mis beaucoup de temps à me demander si j’avais vraiment une signature dans mes photos.
Quand tu te lances comme indépendant, je pense qu’il y a toujours ce sentiment d’être un imposteur ou la peur de ne rien apporter de différent. Et finalement, c’est venu petit à petit, en appliquant mes goûts personnels à mon travail tout simplement.
Je ne suis pas très conformiste et je n’avais pas envie de faire des choses qui ressemblent aux autres, donc j’ai essayé de faire ce qui me ressemblait le plus.
Je suis aussi très passionnée par le vintage et je travaille en plus avec de vieux appareils, je ne fais pas que du numérique. Et de ce fait, je pense que ça se ressent maintenant dans mes photos au niveau de leur traitement.

Tu travailles avec quel matériel ?

Du matériel un peu vintage justement. Je travaille avec des boîtiers Fujifilm qui sont des boîtiers hybrides qui ressemblent à des appareils photo argentiques. J’avais vraiment envie de garder cet aspect-là dans mon travail. En plus, quand tu photographies avec ces boîtiers, tu peux avoir des effets qui ressemblent à ceux des anciennes pellicules Fujifilm.
Donc la photo de base a déjà cette petite touche vintage que j’aime, ensuite je fais mon traitement classique à ma sauce sur Lightroom et Photoshop.

Comment prépares-tu tes séances photos avec tes clients pour qu’ils soient à l’aise ?

Pour les mariages, c’est un travail qui se fait vraiment en amont, parce que je photographie les mariés avec qui je sens qu’il y a une alchimie. C’est important pour moi qu’ils aient l’impression que c’est une copine qui est venue faire leurs photographies de mariage, et qu’ils n’aient pas ce stress d’avoir un professionnel devant eux sans savoir quoi faire.
Le jour J, on se connaît déjà bien parce qu’on a pris le temps d’échanger avant, donc ça se fait très naturellement.

Pour les portraits, c’est beaucoup de dialogue également. On partage un peu en amont par mail mais surtout le jour de la séance. Je prends vraiment le temps de boire un petit thé ou un café avec mes clientes pour qu’elles me parlent un peu de leur vie et de ce qu’elles veulent, mais aussi de ce qu’elles craignent.
Ça peut paraître paradoxal mais souvent, quand on entreprend la démarche de faire une séance photo, on a toujours une crainte au fond de soi. Parfois, on ne s’aime pas trop et on veut justement améliorer son image.

Donc, je dirais qu’il y a beaucoup d’échanges à avoir autour. Pour tout te dire, j’ai passé une licence de psychologie entre la marine et mon entreprise, et j’essaye vraiment d’appliquer mes connaissances dans mes séances portrait, d’être à l’écoute et de donner de la confiance à mes clientes. Surtout dans les séances intimes, il y a des moments où on continue de parler et je sens qu’il se passe quelque chose, qu’il y a de l’émotion dans les yeux, c’est vraiment ça que je recherche en tant que photographe.

Ta mission de photographe rêvée, elle ressemble à quoi ?

Je suis amoureuse de l’Angleterre donc j’adorerais faire des séances photo là-bas.
Et ça n’a rien à voir avec ce que je fais mais comme je suis passionnée de musique, je rêverais de suivre un groupe de rock britannique en tournée, de faire toutes leurs photos backstages dans les coulisses. En bref, faire la petite souris comme je le fais en mariage, mais avec un groupe de rock !

C’est quoi ton meilleur souvenir de photographe ?

Le premier qui me vient en tête, c’était il n’y a pas longtemps. J’étais photographe pour Octobre rose sur une mission Rose Tattoo avec Les Volcaniques d’Auvergne, une association qui soutient les femmes qui ont subi un cancer du sein et qui vont pouvoir se tatouer la poitrine ou leurs cicatrices.
C’était tellement d’émotions cette mission, je me suis dit « ok, je sais pourquoi je fais ce métier ». Ce n’était même pas une prestation puisque j’étais là comme bénévole. Je me suis rendu compte que je participais à redonner le sourire à ces femmes dans un studio que j’avais installé, en les prenant en photo avant et après. Elles se sentaient écoutées et valorisées, l’attention était sur elles et on a pleuré toute la journée je pense ahah ! C’était vraiment un beau moment en tout cas.

Selon toi, c’est quoi les qualités indispensables d’un bon photographe ?

Pour être photographe dans ma branche, je pense qu’il faut avant tout savoir écouter. Certes, tu apportes ton service et ta signature à tes clients, mais c’est important d’écouter ce qu’ils veulent aussi, et de faire ressortir leur personnalité. Donc je dirais qu’il faut une grande capacité d’écoute et d’altruisme. L’empathie est aussi primordiale dans mon domaine.
Autrement, je n’ai pas l’impression d’être une technicienne, je n’ai pas fait d’études de photo particulières pour l’être. C’est vraiment le feeling que j’ai le jour de la séance qui guide mon travail.

Qu’est-ce qui t’inspire le plus dans ton travail du coup ?

Personnellement, je marche tellement au feeling que je n’arrive jamais sur une séance ou un mariage avec une idée précise de ce que je vais faire ou de qui m’inspire pour le faire.
Sinon, c’est un peu le truc basique du photographe, mais la première chose qui va m’inspirer en séance, c’est la lumière que j’ai, vu que je travaille en lumière naturelle et que ce n’est jamais la même. Pour le coup, c’est plus technique et c’est ça qui va m’inspirer sur le moment. Mais sinon, c’est surtout ce que la personne a à me donner vu que la photographie, c’est un échange perpétuel avec l’autre.

Quels conseils aurais-tu aimé entendre quand tu t’es lancée en tant que freelance ?

J’aurai bien aimé savoir que c’est un travail de longue haleine. Mine de rien, c’est beaucoup de travail et il ne faut pas se dire que ce sera facile de se lancer en freelance. C’est beaucoup d’investissement. Mais il ne faut pas non plus avoir peur de se lancer, c’est en se donnant à fond et en essayant plein de choses qu’on arrive à quelque chose.

Depuis quand utilises-tu Freebe et pourquoi ?

Je m’y suis mise pendant le confinement (le premier !) parce que je me suis rendu compte que je faisais n’importe quoi. Il fallait que je reprenne les factures à zéro, ce que je faisais sur Word avant. J’avais besoin d’une solution et j’ai vu passer une liste d’outils pour freelances, il y avait Freebe dedans. Et là, ça me sauve la vie, c’est d’une simplicité folle !

Quelle est la fonctionnalité dont tu ne pourrais plus du tout te passer ?

C’est vraiment le système de facturation du logiciel. Ça englobe un peu tout le process de facturation en freelance. Mais c’est aussi le fait d’avoir pu rentrer mes prestations et mes clients qui sont relativement réguliers. Et maintenant, mes factures sont faites en deux secondes, donc c’est vraiment un gain de temps.

Merci à Amandine pour ces jolies confessions sur son activité de photographe, un métier que la team Freebe.me n’avait pas encore exploré sur le blog.
Pour retrouver les belles photos d’Amandine ou travailler avec elle, ça se passe par ici :
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