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Publié le : 
10/28/2020
Modifié le : 

[Interview Freelance] Ariel Dorol, développeur et formateur

C’est quoi une bonne formation en ligne ? Comment on devient digital nomad freelance en 2020 ?
Aujourd’hui, Freebe.me est allé à la rencontre d’Ariel, développeur freelance, formateur et fondateur de Teachizy.

Salut Ariel, tu peux nous dire en quoi consiste ton métier de freelance ?

Je suis développeur freelance, et également formateur en programmation. J’ai monté mon propre organisme de formation avec un ami, et on fait aussi de la formation en entreprise. Ensuite, ce qu’il s’est passé, c’est un peu l’évolution naturelle de mon activité freelance et de mon métier de développeur.

L’année dernière, j’ai commencé à monter un bootcamp, c’est-à-dire une formation intensive pour aider les personnes en reconversion à devenir développeur web, en partant de rien. Malheureusement, il y a eu tout un tas de choses, le Covid, les grèves de décembre... On a dû annuler ces sessions qui devaient commencer en janvier 2020.

Donc j’ai continué à faire des missions en freelance et à donner quelques formations. Et pendant le confinement, on a eu une idée avec mon associé. Ça faisait longtemps qu’on avait envie de créer un outil, et on a monté Teachizy ensemble.

Parlons-en justement, de quoi il s’agit ?

C’est une plateforme pour aider les indépendants et les formateurs à créer des formations en ligne facilement. Pour le moment, c’est en pré-lancement. Ce ne sera pas une marketplace, c’est-à-dire une plateforme où tu poses une formation aux côtés d’autres concurrents. Ce sera vraiment un outil pour créer ta propre plateforme de formation. On pourrait la comparer à Shopify qui te permet de créer n’importe quel site e-commerce, Teachizy c’est un peu pareil, mais pour la formation.

Tu vas pouvoir créer ton propre site de formation avec tout ce que ça implique : pouvoir créer, gérer et vendre tes formations sans te prendre la tête avec les soucis techniques. Il n’y a pas besoin de développer quoi que ce soit, n’importe qui pourra l’utiliser très facilement.

Concrètement, on y retrouvera quoi et qui ?

Teachizy, c’est une solution complète pour gérer sa propre plateforme de formations, donc avec bien plus que de la vidéo. On peut y mettre tous types de contenus : textes, vidéos, de l’audio, des vidéos Youtube, des présentations Google Slides... En bref, ça peut aller assez loin en termes de supports.

Quant à savoir quels utilisateurs s’en serviront, je pense qu’au début, on va surtout attirer des formateurs indépendants. Mais la plateforme peut fonctionner pour n’importe qui qui souhaite se lancer dans le monde de la formation, qu’ils soient débutants ou non. On cible surtout les personnes qui font de la formation en présentiel, et qui voudraient passer à un format en ligne, parce qu’il y a le Covid.

Concernant les secteurs, on ne cible aucun métier en particulier, mais je pense que, naturellement, on retrouvera plus de formations autour du bien-être, de la productivité et de la programmation. Aujourd’hui, ce sont les formations qui existent le plus sur Internet.

Selon toi, c’est quoi les ingrédients essentiels d’une bonne formation en ligne ?

D’une part, je conseillerais d’avoir une très bonne structure, c’est-à-dire d’éviter de faire une formation qui dure trop longtemps avec des vidéos à rallonge. Dans ce cas-là, les gens qui n’ont pas forcément le temps vont lâcher assez vite et quand ils reviennent, ils ne savent plus où ils en étaient. Donc, il vaut mieux découper sa formation en plusieurs petites leçons et parties pour retenir l’attention de la personne (en ligne, c’est entre 15 à 30 minutes).

Ensuite, il faut avoir des exercices en ligne, soit automatiques comme les QCM, ou manuels en demandant à l’élève d’envoyer un travail. Ça lui permettra d’avoir un retour du formateur et de se motiver à s’auto-évaluer.

Tu as passé beaucoup de temps à travailler tout en voyageant. Devenir freelance et digital nomad, ça se passe comment en 2020 ?

Très bonne question ahah ! Personnellement, je ne le fais plus pour plusieurs raisons, mais le Covid en est une des principales. En effet, aujourd’hui, c’est compliqué d’être digital nomad avec la situation actuelle. Néanmoins, ça dépend du genre de nomad qu’on veut être.
Par exemple, moi à l’époque, je voulais aller dans des pays chauds quand il faisait froid en France. Mais là globalement, tous les pays chauds et développés pour les digital nomads (en général l’Asie du sud-est) sont fermés sauf peut-être le Cambodge, avec des restrictions assez importantes quand même.

Aujourd’hui, un free qui veut être digital nomad, il faut qu’il parte dans des pays plus accessibles comme l’Afrique du nord et de l’est, les îles comme la Réunion, la Guadeloupe, etc. Des pays et des îles qui restent chauds mais qui sont tout de même moins habitués à recevoir des digital nomads, il n’y a pas toujours d’auberges longue durée, de structures de coliving ou de coworking, la connexion n’est pas toujours fiable et le coût de la vie plus élevé...

Donc il faut encore plus préparer son départ : avoir une bonne assurance, de l’argent de côté, avoir déjà des clients, prévoir son CA, etc. La préparation est encore plus contraignante qu’avant, mais ce n’est pas impossible du tout. Je pense qu’il faudra juste changer sa façon de voyager et ne plus se jeter sur les pays où tous les digital nomads vont.

Depuis quand utilises-tu Freebe et pourquoi ?

Je me suis inscrit à Freebe pas longtemps après le lancement de l’outil. Personnellement, je ne fais pas tant de factures que ça à l’année, donc je ne l’utilise pas au quotidien vu le volume de ma facturation. Je fais plutôt des grosses factures, souvent aux mêmes clients, donc j’ai une gestion administrative freelance plutôt légère.

Mais j’ai pu le tester, et c’est vrai que l’outil est super complet avec des fonctionnalités très utiles pour un freelance. La gestion du temps ou la possibilité de télé-déclarer ses cotisations depuis l’interface Freebe, ça fait gagner vraiment beaucoup de temps. Si j’avais plus d’administratif à gérer, ce serait clairement l’outil idéal.

Selon toi, être freelance en développement, c’est compatible avec l’utilisation de Freebe ?

Oui, c’est compatible en fonction du type de développeur qu’on est. Pour un développeur freelance qui prend des missions au forfait, par exemple du développement Wordpress avec plusieurs sites dans l’année, plus potentiellement de la maintenance, etc. Là, c’est clairement compatible pour gérer toutes ses prestations sans se prendre la tête.

Quand on a plusieurs projets en parallèle, c’est plus pratique d’avoir ce type d’outil pour tout gérer et savoir exactement où on en est avec tous ses clients, pouvoir voir son chiffre d’affaires, savoir qui relancer à quel moment, etc. Sans ça, en termes de trésorerie ça peut vite devenir n’importe quoi.

Merci à Ariel pour cet échange, si tu veux le contacter ou en savoir plus sur Teachizy, ça se passe par ici :
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