image [Interview Freelance] Thibaut Manent, freelance et activiste
Publié le : 
10/16/2020

[Interview Freelance] Thibaut Manent, freelance et activiste

Aujourd’hui, Freebe.me t’emmène à la rencontre de Thibaut, freelance engagé en stratégie et design de marque, et également fondateur de Sensei Family, une communauté à l’origine de produits éco-responsables et éthiques.

Hello Thibaut ! Peux-tu nous parler de ton activité de freelance ?

Ces derniers mois, j’ai un peu ralenti mon activité freelance vu que je suis à fond sur Sensei Family, mais je fais toujours quelques petites missions à côté. Je suis freelance en branding, donc du message de marque ou positionnement jusqu’à l’identité visuelle.

Tu aides tes clients à définir leur marque de manière plus respectueuse et empathique, tu peux nous en parler ?

Le process que j’utilise pour le branding est très centré sur le client. Pour te parler un peu de ma philosophie, si on peut l’appeler comme ça, il y a une grande majorité de marques qui sont construites sur elles-mêmes. En gros, le héros, c’est la marque et c’est très « moi je ». Et mon but, quand je travaille avec mes clients, c’est de considérer le client comme le héros et d’arriver à le servir comme il faut. En tant que marque, c’est de lui proposer une quête (si on compare tout ça à un film) qui va permettre au client de devenir une meilleure version de lui-même. Ça passe par plein d’éléments différents qui sont à chaque fois centrés sur l’utilisateur. J’aime bien aussi la notion d’UX appliquée à la marque. Aujourd’hui, elles sont là pour résoudre des problèmes et pas pour ajouter des frustrations.

Et tu accompagnes quels types de clients ?

Je travaille beaucoup avec des entrepreneurs, et moins de grandes marques maintenant. J’ai passé un an dans la pub et un an en startup quand j’étais encore salarié. Donc j’ai eu le temps de voir tous les clients, y compris des très gros clients. Et maintenant, ceux que j’accompagne, ce sont plutôt des petites boîtes ou des petites équipes de 1 à 3 personnes maximum qui lancent leur boîte. Le format que je propose, c’est des MVB (Minimum Valuable Brand) : un format compressé et simple de la marque qui va vite faire en sorte que, quand le business démarre, toutes les bonnes fondations soient là pour que la communication soit claire et l’identité de la marque soignée.
Et pour te donner un exemple, mon dernier client en date, c’est un chef qui revient de Chine et qui veut lancer une shadow kitchen, une cuisine uniquement dédiée à la livraison de plats. Et un autre client, un ami à moi, est en train de monter Inspiration Créative, une communauté de créateurs et nous travaillons sur sa MVB en ce moment. Mais pour tout te dire, je ne vais pas chercher les clients en ce moment, je suis surtout focus sur Sensei Family.

Tu as aussi fondé la Sensei Family, en quoi ça consiste ?

L’idée qu’on a eue avec Loïc, l’autre fondateur de Sensei, c’est de se dire qu’il existe plein d’associations ultra cool dans le monde, qui ont un impact très concret sur le terrain, et notre objectif, c’est de créer des produits de grande consommation pour les soutenir. Donc là, ça passe par la création d’une pâte à tartiner avec Papa Outang, qui soutient la lutte contre la déforestation en Indonésie. Demain, ça pourra passer par d’autres idées et d’autres associations qui ont soit un impact sur l’écologie soit sur d’autres causes sociales, comme la lutte contre l’exclusion sociale.

Justement, où en est le projet Papa Outang en ce moment ?

Là, nous étions en campagne sur Ulule jusqu’au 07 octobre, et ça s’est bien passé. Pour l’instant, Papa Outang a permis de protéger 45 000 m2 de forêt. La prochaine étape, c’est la distribution. On veut aller chercher des distributeurs pour que Papa Outang soit dans les rayons, et que ça puisse devenir une source de revenus stables sur le long terme pour Kalaweit, l’association que nous soutenons et qui lutte contre la déforestation.

On ne sait pas encore si on va pouvoir aller dans des magasins bio ou des grandes enseignes, c’est un choix que l’on va devoir faire dans les prochaines semaines. Mais globalement, on veut créer des produits de grande consommation, et des marques aussi fortes que celles qu’on a connues quand on était petits. On a envie de participer à cette nouvelle génération de marques qui arrivent et qui ont un réel impact positif.

Tu te définis comme un activiste, ça a toujours été un combat important pour toi ?

Ce sont des sujets qui m’ont toujours touché, mais paradoxalement, je suis parti travailler dans la pub. J’ai fait une école de pub, en me disant que c’est en étant à l’intérieur du système que je pouvais vraiment faire évoluer les choses. Dans la théorie, c’est vrai, mais dans la pratique, pas vraiment. Parce que dans les grandes boîtes, ce sont des systèmes qui sont rodés et qui ne peuvent pas être changés à petite échelle en peu de temps. C’est très long de faire changer de direction un gros bateau.
Donc oui, j’ai toujours été engagé en me disant qu’il fallait changer les choses, et j’avais le privilège de pouvoir me poser ce genre de questions. Donc je me suis demandé comment moi, je pouvais mettre ce que je sais faire de mieux au service d’une cause plus juste. Et globalement depuis que j’ai 10-12 ans, je suis un geek qui fais des sites et des identités visuelles, donc je me suis dit que ces compétences clés pouvaient être mises au service de quelque chose d’autre. Et ça résume en gros le principe de Sensei Family.

Selon toi, pourquoi les grandes marques ont-elles encore du mal à évoluer dans ce sens ?

Je ne pense pas que ce soit de la mauvaise volonté, on imagine souvent une poignée de personnes mal intentionnées aux commandes des grandes marques. En tout cas, c’est l’image que j’en avais plus jeune. Mais dans un grand groupe, il y a souvent des milliers de personnes, dont des gens très bien qui s’engagent pour faire bouger les choses. Mais c’est très compliqué !
Beaucoup d’entreprises sont prisonnières de leur propre système, avec des grosses structures qui demandent beaucoup d’investissements. Parfois, c’est aussi le fait de faire la même chose depuis 20 ans, et c’est pas évident de faire un mea-culpa et de changer de direction. Pour nous, en tant que jeunes, ça nous parait facile, on est dans une génération startup où on fait tout en 3 secondes.
Ces grandes marques, elles vont se rendre compte qu’il y a plein de nouveaux acteurs qui arrivent sur le marché, avec des idées cools et des démarches écologiques ou en faveur de la justice sociale, et c’est à ce moment qu’elles vont réagir. Pour moi, c’est juste une question de temps.

Pourquoi la jeune génération prend de plus en plus conscience de son impact sur la planète ?

La grande différence, c’est que notre génération est ultra informée. On a connu des scandales comme celui de l’huile de palme ou du plastique, des sujets qui ont explosé il y a quelques années sur les réseaux sociaux. On a le moyen de savoir tout ce qu’il se passe sur n’importe qu’elle marque ou personne en fouillant sur Internet. C’était encore un peu opaque pour les générations d’avant. Par exemple, j’ai un oncle qui m’a récemment dit « t’as déjà vu les vidéos avec le plastique à l’autre bout du monde, c’est fou ! », ben... oui haha, ça fait quand même 2 ans que ça tourne.
Les mauvaises comme les bonnes actions se retrouvent dans nos feeds, et c’est plus possible de se cacher à notre époque. Les gens parlent et interagissent, donc le pouvoir n’est plus vraiment concentré dans quelques mains, il est éclaté entre tous.

Pour terminer, tu es aussi un utilisateur de Freebe, qu’est-ce que l’outil t’apporte dans tes projets en freelance ?

Freebe, je l’utilise toujours quelques fois par mois, et il est quand même fou cet outil. Là où avant je galérais un peu avec mes factures et mes devis, enfin, je ne galérais pas vraiment mais c’était très long à gérer. Là, ça simplifie tout.
Maintenant que mon activité de freelance est secondaire, ça me simplifie la vie. Par exemple, quand je dois déclarer, je reçois mon mail avec la date et le montant précis, et ça me prend 3 secondes pour le faire.
Donc, Freebe ça simplifie vraiment tout ce que je fais dans mes démarches de free. Même les features toutes simples comme faire une facture d’acompte, ça me fait gagner énormément de temps et ça m’épargne pas mal de galères. Je me dis que si un jour mon activité est contrôlée, je suis clean et à jour sur tout !

Merci à Thibaut d’avoir pris le temps d’échanger avec nous, et un grand bravo pour ses projets positifs à suivre de près !

Pour le suivre ou travailler avec lui :

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