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Publié le : 
4/24/2021
Modifié le : 

[Interview Freelance] Virak Mey, designer freelance

Envie d’en savoir plus sur le quotidien de designer auto-entrepreneur ? Freebe.me est parti à la rencontre de Virak Mey, product designer avec une vingtaine d’années d’expérience à son actif, aujourd’hui formateur en design en parallèle de son activité de freelance.

Hello Virak ! Pour commencer, peux-tu nous en dire plus ton activité de freelance ?

Aujourd’hui, je suis ce qu’on appelle un Product designer, et je fais aussi de la formation. J’ai longtemps travaillé dans le milieu du design « classique » (graphisme, print, etc.) et j’ai ensuite bifurqué vers la partie interactive et numérique. Actuellement, je suis donc un designer assez généraliste, ce qui me permet de switcher entre différentes casquettes de ce domaine.

À côté, je me penche beaucoup sur la formation. Je ne suis plus tout jeune donc je trouve ça très intéressant de pouvoir transmettre mon expérience et d’accompagner des étudiants avant de raccrocher !

Côté formation, tu donnes des cours dans quel cadre ?

Actuellement, je donne des cours dans des écoles qui ont des filières de design ou de communication, puisque ce sont des domaines très transverses. J’enseigne sur tout ce qui est user expérience et design d’interface (UX et UI), des notions qu’on croise très souvent en entreprise. C’est donc intéressant pour tous les corps de métiers de les comprendre. Et j’ai aussi des étudiants qui se forment plus spécifiquement aux métiers du design.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler en freelance ?

Avant, j’étais DA en agence, donc beaucoup sur la partie visuelle et graphique dans le domaine du web. Et après 5 ou 6 ans sur les mêmes clients, j’ai décidé de commencer ma carrière en freelance pour toucher à d’autres domaines.

Ça m’a permis par exemple de travailler dans les jeux vidéo sur des petits projets sans prétention, comme des licences de dessins animés adaptées à des consoles Nintendo. C’était chouette de voir comment ça se passe dans ce domaine, surtout qu’à l’époque je jouais beaucoup aux jeux vidéo donc je trouvais ça super cool !
En freelance, j’ai pu aussi développer la partie illustration, vu que c’est pas quelque chose que je pouvais forcément pratiquer en agence. J’ai aussi fait du motion design. En bref, c’est vraiment en freelance que j’ai pu étendre mes compétences et voir autre chose.

Par la suite, j’ai travaillé sur un projet très innovant chez le Groupe PSA, c’est-à-dire sur l’user expérience et le design d’interface de la voiture autonome. C’était encore très émergeant à l’époque, et ça m’a permis de mettre ces notions en application de manière concrète et de consolider mon expertise. J’y ai travaillé avec une super équipe pendant deux ans, puis j’ai refait un peu de management en agence avant de faire un petit break. Je suis devenu responsable pédagogique d’une filière d’école en développement web.

Au final, le confinement m’a fait réfléchir, et m’a poussé à faire du freelancing une nouvelle fois pour me remettre dans le bain. D’autant plus que travailler sur des projets réels, ça me permet de ne pas être le stéréotype de l’intervenant qui radote en cours en disant « c’était mieux avant » ahah !

Tu travailles sur quels types de projets aujourd’hui ?

Actuellement, je travaille avec une agence sur des sites de e-commerce et plus particulièrement sur le parcours utilisateur, les différentes fonctionnalités, etc. Je travaille aussi de temps en temps sur du design d’interfaces dès que j’ai l’occasion.

À côté, je m’intéresse beaucoup à la formation en ligne, parce que c’est très difficile de gérer des cours de 4 ou 5 heures en visio avec des étudiants. C’est un sujet sur lequel j’essaye de trouver des solutions, de comprendre ce qui ne va pas, comment je pourrais m’améliorer, etc.

Quelle mission est ta plus grande fierté dans ton parcours ?

C’est vraiment le projet du véhicule autonome chez le Groupe PSA. C’est la première fois que j’ai pu travailler sur un sujet d’innovation. Sans cette expérience, je n’aurais sans doute jamais pu travailler sur cette technologie, en tout cas pas en agence ou en tant que freelance.
À l’époque, c’était inédit de travailler sur ce sujet qui était très fantasmé. C’est comme si j’avais participé au futur. En plus, j’ai vraiment adoré l’équipe, c’est d’ailleurs là-bas que j’ai rencontré Antoine (le papa de Freebe).

Et à l’inverse, un projet qui fut une grosse galère pour toi ?

Je n’ai pas de projet en particulier en tête. Par contre, même si j’adore bosser avec des agences parce qu’il y a plein de projets différents, je trouve dommage que tout ce que tu apportes dans ce milieu se noie dans des process trop classiques.
Il faut absolument livrer à toute vitesse même si c’est pas terrible, ou que le client veut tout changer au dernier moment sans qu’on se questionne sur la pertinence... Bref, globalement, les agences sont intéressantes mais ne sont pas toujours solides sur la gestion de projet à mon sens.

C’est quoi le top 3 de tes outils préférés en dehors des plus connus en design ?

Sans parler d’Adobe qui est évidemment incontournable, je recommande Figma sur la partie UI. Même si Sketch est mon logiciel de cœur parce que c’est sur celui-là que j’ai commencé, Figma est super intéressant en productivité et collaboratif.

Le deuxième, ce serait Airtable pour créer des bases de données. Si t’aimes pas Excel comme moi, il va te réconcilier avec les tableurs. Je le mets à égalité avec Notion que j’adore aussi au quotidien. En dernier, et ça sort un peu du travail, c’est clairement Spotify sans qui je ne peux pas travailler correctement, même pendant les cours.

Quels seraient tes meilleurs conseils pour un jeune designer freelance ?

Globalement, je lui dirais de définir clairement ce qu’il veut et pourquoi il souhaite être freelance. Personnellement, au début j’ai fait l’erreur de prendre tous les projets, mais vraiment de tout ! Au final, je passais des nuits à cravacher et je perdais de vue l’intérêt d’être freelance.

Ensuite, je lui conseillerais d’être très rigoureux côté administratif, ce que je n’ai pas non plus été au début. J’ai eu plusieurs problèmes avec l’administration parce que je ne faisais que travailler et je retardais un maximum les échéances. Ça m’a beaucoup pénalisé et si c’était à refaire, je m’organiserais beaucoup plus !

Et pour finir, je lui dirais de rester curieux sur le domaine du design, de rester en veille pour ne pas s’enfermer dans des codes. C’est important d’avoir des références mais il faut rester ouvert aux évolutions, surtout quand tu as toutes ces ressources créatives et disponibles sur le web ou les appli type Instagram ou TikTok.

Depuis quand utilises-tu Freebe et pourquoi ?

Quand je me suis relancé en freelance en 2020, le côté administratif m’a beaucoup rebuté. Du coup, j’ai pris Freebe et j’en suis super content parce que ça m’allège vraiment la tête.
Il me rend service, et je dirais même qu’il me sauve la vie au quotidien !

C’est quoi la fonctionnalité de Freebe dont tu ne pourrais plus te passer ?

Ce que j’aime beaucoup sur Freebe, c’est la partie dashboard. C’est quelque chose que je n’avais pas avant, en dehors d’Excel même si c’est très différent. Sur Freebe, on voit très bien ce qu’il se passe mois par mois, et ça permet de se projeter plus facilement côté budget et trésorerie.

C’est aussi super pratique pour voir le chiffre d’affaires à déclarer ou surveiller sa TVA. Après, j’apprécie aussi beaucoup la partie facturation clients. C’est tout bête mais ça me permet d’avoir une trace de tout ce que j’ai envoyé, et de ne pas oublier une facture impayée. De manière globale, c’est tout le suivi d’activité avec Freebe qui me parait indispensable maintenant.

 

Un grand merci à Virak pour ses échanges instructifs et son partage d’expérience ! Si tu souhaites le suivre ou travailler avec lui, rendez-vous sur son profil LinkedIn.


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